PVT Nouvelle-Zélande pour Français : 18 à 30 ans, 4 200 NZD et une seule demande possible
Guide des visas · 29/10/2026 · 11 min de lecture

Le PVT Nouvelle-Zélande pour Français s’appelle officiellement le France Working Holiday Visa : il s’adresse aux citoyens français de 18 à 30 ans munis d’un passeport français valide. Il permet de séjourner jusqu’à 12 mois, de travailler de façon temporaire et d’étudier jusqu’à 6 mois, sans offre d’emploi préalable. Avant de partir de Paris, de Rennes ou de Montpellier, vérifiez surtout trois points : votre âge à la date de la demande, au moins 4 200 NZD pour vivre sur place, et le fait que ce visa ne se demande qu’une fois.
Ce que la page officielle exige vraiment
Immigration New Zealand publie les conditions sur la page officielle du France Working Holiday Visa, en anglais. C’est la seule référence à suivre : un forum, un groupe de voyageurs ou un ancien titulaire ne remplace pas ce texte, surtout si les règles ont changé depuis son propre départ.
Les conditions de base tiennent en quelques lignes. Il faut la nationalité française, un passeport français valide et un âge compris entre 18 et 30 ans. Vous devez disposer d’au moins 4 200 NZD pour vos frais de vie, d’une assurance médicale complète et d’un projet de départ du pays. L’argent du billet retour s’ajoute à la somme prévue pour vivre : il ne se confond pas avec elle.
Aucune offre d’emploi n’est demandée. En revanche, un précédent visa vacances-travail néo-zélandais vous empêche de déposer une nouvelle demande, même si vous ne l’avez jamais utilisé. Une demande faite trop tôt, « pour voir », peut donc vous coûter votre seule chance.
Le 24 octobre 2026, la page officielle affichait le statut « Open ». Il s’agit d’une observation datée, pas d’une promesse : contrôlez ce statut le jour où vous préparez votre demande.
PVT néo-zélandais ou PVT australien : comparer avant de choisir
Beaucoup de candidats hésitent entre les deux pays. Les deux programmes portent le même surnom en France, mais leurs conditions ne sont pas les mêmes. France Diplomatie rappelle d’ailleurs que le PVT n’est pas une migration parrainée par un employeur : c’est un séjour culturel et touristique, pendant lequel le travail sert à compléter vos fonds.
| Point à vérifier | Nouvelle-Zélande | Australie |
|---|---|---|
| Nom officiel du visa | France Working Holiday Visa | Working Holiday visa (subclass 417) |
| Âge à la demande | De 18 à 30 ans | Jusqu’à 35 ans inclus pour les Français |
| Durée et activités | Jusqu’à 12 mois, travail temporaire, études jusqu’à 6 mois | À vérifier sur la page de Home Affairs |
| Offre d’emploi | Non exigée | Séjour de vacances avec travail d’appoint |
| Argent ou frais connus | Au moins 4 200 NZD pour vivre, retour en plus | Frais de base de 840,00 AUD pour un premier visa |
| Nouvelle demande | Impossible après un premier visa néo-zélandais | Deuxième et troisième visa possibles sous conditions |
Si vous avez dépassé 30 ans, la question est vite tranchée : seul le PVT australien reste envisageable avec votre passeport français. Les règles de prolongation en Australie ont évolué en 2026, comme l’explique notre article sur le tirage au sort qui remplace la prolongation automatique du PVT australien. Si les récoltes et le travail agricole vous attirent de ce côté-ci de la mer de Tasman, les offres de Seasonal Jobs Australia (en anglais) donnent une idée concrète des emplois saisonniers proposés.
Votre budget : ce que couvrent les 4 200 NZD
La somme minimale sert à vos dépenses de vie sur place. Elle ne couvre ni le billet de retour, ni l’assurance médicale complète, qui sont deux exigences distinctes. Préparez donc trois lignes séparées dans votre budget, et gardez les justificatifs de chacune.
Nous ne donnons pas d’équivalent en euros : aucun taux de change daté et vérifié n’est retenu ici, et le taux évolue entre votre demande et votre départ. Faites la conversion vous-même, avec le taux du jour, auprès de votre banque.
Gardez aussi une marge pour les premières semaines. Si vous louez un logement, le dépôt de garantie, appelé bond, peut atteindre 4 semaines de loyer. Le propriétaire qui le reçoit doit l’enregistrer en ligne auprès de Tenancy Services dans un délai de 23 jours ouvrés : demandez la preuve de cet enregistrement.
Les documents à préparer en France
Commencez par les pièces que vous seul pouvez obtenir. En France, le document officiel est l’extrait de casier judiciaire, bulletin n°3 : il est personnel et confidentiel, et se demande en ligne sur le site officiel du casier judiciaire national, avec une pré-inscription par FranceConnect. Notre article sur le bulletin n°3 pour un visa australien détaille la démarche et le bon moment pour la lancer.
Ne commandez pas ce bulletin des mois à l’avance. Si Immigration New Zealand exige un certificat de police, celui-ci doit dater de moins de 6 mois au moment du dépôt et être accompagné d’une traduction en anglais s’il n’est pas rédigé dans cette langue.
Pour un visa temporaire, les certificats de police et les certificats médicaux non rédigés en anglais doivent être accompagnés d’une traduction certifiée. Les autres documents ne demandent une traduction certifiée que si un agent de l’immigration la réclame. L’apostille, elle, authentifie la signature d’un document public : ne l’ajoutez que si l’autorité qui reçoit la pièce la demande.
Travailler sur place : vos droits dès le premier emploi
Un titulaire de PVT est un salarié comme un autre. En Nouvelle-Zélande, toute personne, migrants compris, bénéficie des mêmes droits minimaux au travail, notamment les congés payés et les congés maladie. Depuis le 1er avril 2026, le salaire minimum adulte est de 23,95 NZD de l’heure avant impôt, soit 958 NZD pour une semaine de 40 heures.
Les congés payés annuels, d’au moins 4 semaines, s’acquièrent après 12 mois de travail continu chez le même employeur. Les salariés éligibles ont droit à 10 jours de congé maladie payés par an. Gardez vos fiches de paie : elles vous permettent de vérifier le taux horaire et les heures payées.
Pour être payé correctement, demandez un numéro IRD, l’identifiant fiscal néo-zélandais : il est gratuit et attribué à vie. En revanche, le KiwiSaver, l’épargne retraite du pays, n’est pas ouvert aux titulaires d’un visa temporaire, de travail ou d’études.
Enfin, un employeur néo-zélandais ne peut pas vous faire payer un emploi ni ses frais de recrutement, même par l’intermédiaire d’un tiers. Notre guide sur les paiements demandés contre une offre d’emploi en Nouvelle-Zélande explique comment réagir face à ce type de demande.
Après le PVT : un emploi durable passe par un autre visa
Le France Working Holiday Visa ne permet pas d’occuper un emploi permanent. Si un employeur souhaite vous garder, la suite passe par une autre demande. L’Accredited Employer Work Visa (AEWV) suppose une offre d’un employeur accrédité, qui vous transmet le lien vers le formulaire en ligne. Notre guide de l’AEWV depuis la France en présente les conditions.
Attention aux idées reçues sur le travail agricole. Une offre AEWV ne peut pas porter sur la plantation, l’entretien, la récolte ou le conditionnement en horticulture ou en viticulture. Les vendanges ou la cueillette pendant un PVT ne débouchent donc pas sur ce visa dans le même emploi.
Un visa temporaire ne garantit pas non plus la résidence : Immigration New Zealand prévient que certains escrocs exagèrent les chances d’y accéder. Pour repérer les secteurs qui recrutent, lisez notre analyse sur les secteurs et les régions qui embauchent en Nouvelle-Zélande, puis consultez nos offres d’emploi avec parrainage de visa, comme ce poste de responsable de service (Duty Manager) à Christchurch.
Les étapes, de la France à votre premier emploi
- Vérifiez votre âge et la validité de votre passeport français, puis lisez la page officielle du France Working Holiday Visa le jour même.
- Confirmez que vous n’avez jamais obtenu de visa vacances-travail néo-zélandais, même inutilisé.
- Réunissez les preuves de vos fonds : au moins 4 200 NZD pour vivre, plus le billet de retour, sur des relevés à votre nom.
- Souscrivez une assurance médicale complète couvrant toute la durée du séjour et gardez l’attestation.
- Demandez le bulletin n°3 uniquement si un certificat de police est exigé, puis faites-le traduire par un traducteur certifié.
- Adaptez votre CV en anglais aux usages néo-zélandais et préparez les coordonnées de vos références.
- Une fois sur place, demandez votre numéro IRD avant votre premier salaire et vérifiez chaque fiche de paie.
Pour l’étape du CV, France Travail rappelle qu’un CV en anglais doit être adapté aux usages du pays visé, pas simplement traduit du français. Les employeurs néo-zélandais attachent de l’importance aux références, à une expérience détaillée et à des exemples concrets. Vous pouvez rédiger un CV en anglais adapté avec Build AI CV, puis le relire vous-même ligne par ligne. Pour organiser vos justificatifs d’expérience en vue d’un visa de travail plus tard, notre article sur les preuves à réunir pour un dossier AEWV depuis la France peut vous servir de liste.
Erreurs fréquentes avant un PVT en Nouvelle-Zélande
- Déposer une demande sans date de départ réaliste : un visa obtenu puis inutilisé bloque toute nouvelle demande.
- Confondre les limites d’âge : 30 ans pour la Nouvelle-Zélande, 35 ans inclus pour l’Australie.
- Compter le billet retour dans les 4 200 NZD, alors qu’il s’ajoute à cette somme.
- Commander le bulletin n°3 trop tôt et dépasser les 6 mois au moment du dépôt.
- Payer des frais de visa sur un compte bancaire : Immigration New Zealand n’accepte que la carte sur ses formulaires ou un centre de réception agréé.
- Faire confiance à un courriel « officiel » dont l’adresse ne se termine pas par immigration.govt.nz ou mbie.govt.nz.
- Accepter un poste permanent avec ce visa, qui n’autorise qu’un travail temporaire.
Si vous cherchez de l’aide, sachez qu’aucun intermédiaire n’est obligatoire et qu’Immigration New Zealand ne traite pas plus vite une demande déposée par un conseiller. Les conseils sur un visa néo-zélandais doivent venir d’un conseiller titulaire d’une licence ou d’une personne légalement exemptée : le registre public de l’Immigration Advisers Authority permet de le vérifier.
Questions fréquentes
Quel âge faut-il avoir pour un PVT en Nouvelle-Zélande avec un passeport français ?
La page officielle du France Working Holiday Visa indique un âge de 18 à 30 ans, avec la nationalité française et un passeport français valide. Ce n’est pas la même limite que pour le PVT australien, ouvert aux Français jusqu’à 35 ans inclus.
Faut-il une offre d’emploi pour demander le PVT néo-zélandais ?
Non, aucune offre d’emploi n’est exigée pour le France Working Holiday Visa. Vous devez en revanche montrer au moins 4 200 NZD pour vos dépenses sur place, une assurance médicale complète et de quoi financer votre départ.
Peut-on faire un deuxième PVT en Nouvelle-Zélande ?
La page officielle précise qu’un précédent visa vacances-travail néo-zélandais empêche une nouvelle demande, même s’il n’a jamais été utilisé. Ne déposez donc votre demande que lorsque votre calendrier de départ est réaliste.
Peut-on accepter un emploi permanent pendant un PVT en Nouvelle-Zélande ?
Le France Working Holiday Visa autorise un travail temporaire, mais pas un emploi permanent. Un poste durable relève d’un autre visa, par exemple l’Accredited Employer Work Visa (AEWV), qui suppose une offre d’un employeur accrédité.
Le casier judiciaire est-il obligatoire pour ce visa ?
Vérifiez ce que le formulaire et Immigration New Zealand vous demandent. Si un certificat de police est requis, il doit dater de moins de 6 mois au dépôt et être accompagné d’une traduction certifiée en anglais, puisque le bulletin n°3 français est rédigé en français.
Dernière vérification : 29 octobre 2026, à partir des pages officielles liées ci-dessus.
Les points à retenir
- Le PVT néo-zélandais s’adresse aux Français de 18 à 30 ans, pour 12 mois au maximum.
- Prévoyez au moins 4 200 NZD pour vivre, plus le billet retour et une assurance médicale complète.
- Un seul visa vacances-travail néo-zélandais par personne, même s’il reste inutilisé.
- Le visa autorise un travail temporaire, jamais un emploi permanent.
- Un emploi durable passe ensuite par un autre visa, comme l’AEWV.
Chaque situation demande un examen individuel. Pour un projet en Nouvelle-Zélande, vous pouvez réserver une consultation afin de faire examiner votre situation par un conseiller en immigration titulaire d’une licence néo-zélandaise. Ces informations générales ne remplacent pas ce conseil personnalisé.
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